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“Ayu Bowan” : Itinéraire et modes de transport au Sri lanka

Bien que ne s’effaçant pas du jour au lendemain, les pleurs du tsunami de 2004 et surtout de la guerre civile qui aura fait des milliers de mort jusqu’en 2009 se sont apaisés et séchés pour que le Sri Lanka recommence à sourire et surtout s’ouvre au tourisme. Près de 10 ans après la déclaration de fin de la guerre, ce petit pays est devenu une destination à la mode dont les voyageurs raffolent puisque le Sri Lanka fut sacré « destination majeure » pour l’Asie et « meilleure destination d’aventure » en 2017 par les World Travel Awards dans la catégorie Asie & Australasie.

De ce fait, ce n’est pas innocemment que je me suis aventurée dans ces contrées lointaines. Premièrement, avec le récit de plusieurs de mes amis qui y avaient passé des vacances, cette île autrefois nommée Ceylan, me paraissait avoir énormément à offrir et permettait notamment de passer un séjour rempli d’aventure et de farniente. Et puis, je n’avais jamais posé le pied en Asie.

L’Asie est un continent qui aux premiers abords, ne m’attire pas vraiment. En effet, tu évoques avec moi l’Amérique du Sud ou l’Europe et je suis déjà à regarder les vols, mon compte en banque et mes disponibilités pour m’envoler vers ces destinations qui m’émerveillent, alors que quand tu me parles de l’Asie, mon cœur ne fait pas autant de frétillements. Il est vrai que la culture asiatique et ses paysages, pourtant si riches, m’ont toujours moins attirée. Ainsi, j’avais l’espoir également en planifiant d’aller au Sri Lanka, de découvrir et pourquoi pas de tomber amoureuse de cette partie du monde.

Verdict ?

J’ai clairement adoré le Sri Lanka, j’y ai passé des supers moments avec mon amie Nath et les paysages étaient magnifiques. Néanmoins, quand on me demande comment était ce voyage et comment je me suis sentie dans ce pays, je reste toutefois moins enthousiaste, et mon regard ne s’illumine pas autant que lorsque je mentionne le Brésil, l’Italie ou encore le Canada, des pays et des cultures qui me fascinent et dont les aventures y sont inoubliables. L’énergie du pays ne vibrait tout simplement pas avec la mienne et il faut absolument que j’explore d’autres coins de cette partie du continent qui malgré tout offre des opportunités de voyage qui m’ont l’air assez mémorables (voir ma bucket list) !

Mise à part cela, je vais vous parler plus en détail dans cet article de notre itinéraire et des modes de transport que nous avons utilisés.

Itinéraire

Comme nous avions seulement deux semaines pour explorer l’île, nous avons décidé de planifier un itinéraire à l’avance et ce dès l’achat des billets d’avion que nous avions acheté seulement un mois et demi avant le départ. Sportives et adorant la nature et surtout les animaux, c’est tout naturellement que notre choix s’est porté sur la partie centrale et méridionale de Ceylan ce qui nous permettait en peu de temps, d’explorer le plus de lieux possibles et de faire de jolies marches. Le nord ainsi que l’est du pays avaient également l’air très fascinants mais ce sera alors l’objet d’un nouveau voyage.

Notre itinéraire

Quelques étapes feront l’objet prochainement d’un article séparé afin de mieux vous renseigner et mieux vous expliquez nos péripéties.

Stop 1 – Pinnawala Elephant Orphanage – 1 nuit

A peine arrivées à l’aéroport vers 10 heures du matin, nous faisons connaissance avec notre chauffeur Nimal qui nous accompagnera jusqu’à Ella. Nous faisons également directement route vers l’orphelinat pour éléphant de Pinnawala à environ 70 kilomètres, ce qui nous permet de nous faire nos premières impressions sur le pays et d’en apprendre le plus possible grâce à Nimal.

En nous renseignant sur internet avant le voyage, cet endroit nous paraissait un bel environnement pour admirer des éléphants puisque les touristes ne peuvent pas y faire des balades à dos d’éléphants ! Cependant, l’endroit ne m’apparut pas si idyllique que prévu. Vous pouvez découvrir ici mes impressions sur cet endroit.

Nous avons également découvert une des succursales de la fabrique de thé Glenloch qui se trouve à une centaine de mètres de l’orphelinat. Ce fut une magnifique découverte, de pouvoir apprendre sur la fabrication du thé de la tige à la tasse. De nombreuses fabriques de thé se visitent sur l’île mais nous avons choisi d’effectuer notre visite dans celle-ci. Je recommande vivement de faire escale dans une de ces fabriques afin de comprendre le processus du thé. Très fascinant.

Voici la fabrique de thé, ce n’est pas la principale de l’entreprise Glenloch au Sri Lanka, mais en plus de la fabrication du thé, ils ont également un joli jardin avec de nombreux fruits.

Ayant déjà oublié toutes les étapes du processus de la fabrication du thé, je vous laisse ci-dessous deux excellents articles, dont le premier qui parle malheureusement aussi des conditions de vie des cueilleuses de thé:

Stop 2 –  Sigirîya – 2 nuits

Nous nous dirigeons par la suite vers Sigirîya, notre étape la plus septentrionale et la plus intéressante en terme d’histoire sur le pays. Le Rocher du Lion est le site archéologique majeur de l’île (le seul que nous ferons du voyage) et parmi un des plus étonnants paysages que j’aie eu l’occasion d’admirer. C’est clairement un endroit à ne pas manquer malgré son prix assez élevé (30$).

Le fameux Rocher du Lion
Au sommet du rocher, la vue est imprenable sur les environs
Coucher de soleil depuis le sommet, le ciel était magnifique.

Cette étape nous permettait également d’assister au lever du soleil sur le site de Sirigîya depuis le mont Pidurangala, mais malheureusement la météo plutôt mystique et brouillardeuse ce jour-là ne nous permit pas d’assister au spectacle espéré.

Nous avons également découvert la gentillesse sri lankaise de la famille dans laquelle nous logions et que nous recommandons vivement. Il s’agit du Sigiriya Paradise Inn Guest House.

Et puis, nous découvrîmes la cuisine locale d’une multitude de saveurs, plutôt épicée mais délicieuse. Ce fut également l’occasion de goûter la célèbre bière locale, celle du Lion.

Stop 3 – Adam’s Peak – 1 nuit

À la base, nous ne devions pas passer la nuit à Nallathanniya mais à Kandy afin de prendre le célèbre train jusqu’à Nuwara Eliya. Cependant, notre chauffeur nous expliqua que notre itinéraire, c’est-à-dire partir de Nuwara Eliya jusqu’à l’Adam’s Peak et faire l’ascension de la montagne pour voir le lever du soleil au sommet, n’était absolument pas réalisable en une seule matinée.

De ce fait, nous avons modifié notre route. Sur celle-ci, nous nous sommes arrêtés à un jardin d’épices afin de découvrir les bienfaits des plantes (incroyable mais moins pour le porte-monnaie puisque ces produits sont assez chers. Il faut faire attention aux jardin d’épices visités car souvent ce sont des arnaques).

Nous avons testé divers produits, révolutionnaires au premier essai. Cependant, sur le long terme, ce genre de produits ne fonctionnent pas, ainsi, je vous conseille de simplement apprendre des plantes et de leurs bienfaits, mais évitez la boutique souvenir où les produits sont onéreux.

Par la suite, nous nous sommes rendues au jardin botanique de Peradeniya, réputé pour être un des plus beaux d’Asie. Ce fut un joli après-midi passé dans cet havre de nature. Je vous le conseille, surtout pour son impressionnante allée de palmiers.

Si le récit de l’ascension de l’Adam’s Peak vous intéresse, c’est par ici qu’il faut cliquer. C’est de loin l’ascension la plus difficile que j’aie effectuée mais également celle dont les souvenirs resteront longtemps gravés.

Stop 4 – Nuwara Eliya – 1 nuit

Au départ de Nallathanniya, nous avons parcouru la célèbre route qui prend son départ à Colombo pour arriver à Nuwara Eliya, la ville la plus haute du pays. Cette route serpente à travers de magnifiques collines verdoyantes de plantations de thé, où de nombreuses fabriques au noms britanniques, héritage de l’époque coloniale, peuvent se visiter ! Chaque virage dévoile de nouveaux panoramas encore plus beaux que les précédents : villages perchés dans les montagnes, rivières, forêts d’eucalyptus, etc.

Ce manor est réputé dans tout le Sri Lanka ! Le thé fut délicieux.

Pendant la virée, nous nous sommes arrêtés pour déguster une tasse de thé au célèbre «manoir écossais » Mlesna Tea Castel St Clair puis nous avons également visité le minuscule musée sur la région qui explique principalement l’apport en énergie de l’eau provenant des spectaculaires cascades qui ponctuent cet attrayant paysage.

Nous passâmes la nuit à Nuwara Eliya, bourgade située à 1’900 mètres. Surnommée « la petite Angleterre », elle fut créée par les colons britanniques qui, séduits par la fraicheur du climat, s’y installèrent dès le 19ème siècle. Ville sans véritable intérêt, il est simplement intéressant de la parcourir en voiture afin de s’imprégner des édifices de l’époque coloniale, son golf, son hippodrome ainsi que de ses cabines téléphoniques rouges, soit que des emblèmes so british. C’est sympa mais cela ne vaut clairement pas la peine de s’y arrêter plus longtemps.

C’est à ce stade du voyage, que nous avons laissé notre chauffeur Nimal afin d’aller prendre le train pour Ella. La gare se trouve à 5 kilomètres de Nuwara Eliya et se nomme Nanu Oya. S’il y a bien une chose que je voulais absolument faire dans la région, c’était prendre le train qui parcourt les collines verdoyantes de l’île.

Stop 5 – Ella – 3 nuits

Coup de cœur du voyage, c’est clairement l’étape que j’ai préférée. C’est à Ella que nous avons passé Nouvel An mais surtout où nous avons fait de belles rencontres parmi les voyageurs en vadrouille au Sri Lanka. Une atmosphère propice à la détente entre routards mais surtout favorable à de magnifiques randonnées dont je vous dévoilerai les détails prochainement.

Nous avons loué les services d’un nouveau chauffeur pour nous emmener à Sinharaja et sur le trajet nous nous sommes arrêtés à l’Elephant Transit Home qui accueille, soigne et nourrit les éléphanteaux orphelins ou abandonnés et ce au sein du parc national d’Uda Walawe ; étape non planifiée dans notre itinéraire, ce fut une magnifique expérience d’observer ces adorables petits mammifères, dans un environnement adéquat pour la protection de cet animal. J’en parle plus en détail dans l’article sur Pinnawala ici.

Stop 6 – La réserve forestière de Sinharaja – 1 nuit

Dernier témoin de la forêt vierge primaire qui recouvrait l’île avant l’arrivée des explorateurs, nous y avons fait une randonnée accompagnée, seul moyen pour y accéder. Vainquant, enfin faisant plutôt abstraction de ma trouille des petites bêtes (il en va s’en dire que là-bas, elles ne sont absolument pas petites !), ce fut l’occasion d’observer la flore primitive sri lankaise et de rencontrer des êtres humains de divers horizons, formant ainsi une excellente équipe pour cette randonnée.

Je vous évite les photos de bêtes moins photogéniques, comme les grosses araignées rencontrées ou autres insectes à l’allure effrayante. Rien qu’en regardant les photos prises d’eux, je frissonne et me demande comment j’ai réussi à m’approcher aussi près !

Stop 7 – Unawatuna – 3 nuits

Finalement, direction la plage et un peu de repos avant de retrouver la grisaille hivernale suisse. Nous avons choisi la station d’Unawatuna afin de profiter quelques jours du soleil du littoral. Très populaire auprès des touristes, la baie accueille de nombreux restaurants sur la plage et plusieurs activités s’offrent à vous.

Lors d’une matinée, nous nous sommes dirigées vers Galle, l’ancienne cité coloniale hollandaise qui fut un réel plaisir à découvrir. Classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, il y fait bon de se promener dans ses étroites rues offrant des échoppes pour tous les goûts et tous les prix mais également de jolis cafés.

Stop 8 – Hikkaduwa – 2 nuits

Dernière halte avant de se diriger vers l’aéroport, nous avons élu domicile dans un splendide hôtel spa, tenu par un jeune italien à vingt minutes de tuk-tuk de la station d’Hikkaduwa. Nous avons profité de l’endroit pour nous reposer mais surtout pour partir à l’exploration des fonds marins puisque ce spot est assez réputé pour faire du snorkelling.

D’ailleurs, c’était ma première expérience d’une telle activité et je vais longtemps m’en souvenir suite à quelques mésaventures. Simplement, je vous conseillerais alors de vous adjoindre les services d’une petite pirogue pour s’éloigner du rivage et surtout rentrer en sécurité sur la plage. Les vagues peuvent devenir houleuses et surtout vous font dériver au sud où un vilain récif est positionné avec de nombreux oursins (venimeux dans cette partie du monde) juste avant la plage…

Suite à ce début de journée quelque peu éprouvant, nous avons décidé de goûter aux prestations ayurvédiques, tradition sri lankaise et indienne, dans notre hôtel. Naturellement, un massage énergique du corps fait toujours du bien et permet de se relaxer mais cela ne nous a pas complètement enchantées et nous en sommes ressorties plus déçues que zen.

Stop 9 – Negombo (aéroport) – 1 nuit

Nous avions choisi un hôtel à deux kilomètres de l’aéroport puisque notre vol décollait à 4h du matin. Cependant, nous nous sommes quand même aventurées dans la jolie bourgade de Negombo afin d’y passer notre dernière soirée avec un groupe d’amis français rencontrés à Nuwara Eliya et que nous avions croisé et recroisé au fil de nos étapes. Negombo jouit d’une jolie situation à côté de l’aéroport et c’est une halte bienvenue juste avant de prendre l’avion.

Modes de transport

Le chauffeur privé

Une semaine avant de partir, nous nous sommes un peu rendues compte que pour l’itinéraire que nous avions prévu, s’adjoindre les services d’une voiture, c’est-à-dire un chauffeur privé, nous apparaissait judicieux.

De ce fait, nous avons cherché une agence de chauffeurs fiable et pas trop chère. Cependant, nous nous y prenions vraiment tard et comme nous voyagions durant la période de Noël et de Nouvel An, la plupart des agences étaient déjà bookées des mois à l’avance. Pourtant, nous avons finalement trouvé l’agence Sanota Walkers avec laquelle nous avons pu effectuer la moitié de notre voyage avec Nimal.

Franchement, c’est la garantie d’un bon confort et d’une quiétude bien méritée. De plus, nous sommes tombées sur un chauffeur vraiment sympathique et correct. Par contre, il s’attendait à conduire un couple et il fût étonné de tomber sur une paire de jeunes femmes, de 20 ans, fraichement débarquées du froid suisse, ce qui l’a un peu perturbé. Il est vrai que ce n’est pas fréquent pour lui, de voir notre «type» de voyageuses, backpackeuses et avec nos propres volontés et envies alors que lui s’occupe manifestement plus souvent de familles ou de couples.

Ainsi, pendant quelques jours à ses côtés, il nous a énormément appris sur le pays, ses habitudes, sa culture ou encore sa mentalité et nous avons partagé des jolis moments. Malgré cela, nous avons également expérimenté des conversations absurdes, et ce surtout car nous ne partageons clairement pas la même vision de la vie.

Je vous recommande vivement de vous adjoindre les services d’un chauffeur privé, car cela nous a permis de découvrir des endroits non mentionnés dans les guides et qui sont absolument incroyables. Cependant, je vous conseille ardemment de bien vous mettre d’accord sur le prix et les prestations proposées !

Nous avons connu une mésaventure avec cette agence, car au tout début, et selon ce que nous avions bien spécifié par mail, ils se sont trompés avec notre réservation. Bien que l’anglais soit une langue nationale, ils ne la comprennent pas dès que cela outrepasse la base de cette langue. Ainsi, nous avions « réservé » notre chauffeur pour une période de 10 jours (ce qui faisait un bon rapport qualité/prix) mais une erreur de leur part et du coup entraînant une incompréhension avec nous, nous a fait perdre 3 jours avec lui. Nous avons essayé par la suite de réclamer un dédommagement mais peine perdue, ils ne sont jamais entrés en matière concernant un quelconque remboursement et se sont simplement excusés de l’inconvénient causé… Du coup, nous vous recommandons vivement Nimal, notre chauffeur, vous trouverez ses coordonnées ci-dessous, mais évitez de passer par l’agence qui n’est pas fiable.

De plus, il faut prendre en compte que lorsque que vous voyagez avec un chauffeur, il n’est pas tout le temps avec vous, puisqu’il vous laisse manger, dormir et explorer par vous-même. Vous êtes bien libres. D’ailleurs, Nimal fut vraiment étonné quand nous lui proposâmes de s’asseoir avec nous et même de manger ensemble, ce qui est peu commun pour les chauffeurs qui ont l’habitude de touristes du Moyen-Orient, moins désireux de partager avec eux (selon ses dires).

Formés à l’anglaise, ces chauffeurs sont fiers et aiment se débrouiller par eux-mêmes. Cependant, ils ont quand même un rôle dans la société de moindre importance, en atteste lorsque nous l’avons invité à manger au restaurant avec nous, de s’asseoir à notre table puisque c’était notre dernier soir ensemble et que la serveuse nous a donné qu’à Nath et moi le menu et n’a jamais posé les yeux sur Nimal… et je passe sur la prise de commande fausse le concernant quand nous l’interpellâmes pour qu’elle s’occupe également de lui.

C’est un grand garçon et il sait se défendre, mais cela nous a vraiment fait de la peine de voir qu’être chauffeurs au Sri Lanka n’est pas un travail bien reconnu par le peuple, voir même dénigré, alors que les conditions peuvent parfois être astreignantes (dortoirs insalubres pour dormir, pas l’occasion d’avoir le petit-déjeuner, etc.) et que pendant la saison touristique, ils ne voient pas leur famille pendant de longues semaines, c’est pourquoi, nous le laissâmes rentrer un jour plus tôt afin qu’il puisse voir sa famille avant de reprendre un circuit avec d’autres voyageurs.

Le bus

Puisque nous nous retrouvions sans chauffeur plutôt que prévu, nous nous sommes rabattues sur le bus, qui est le moyen de transport le plus utilisé sur l’île. Et qu’est-ce que se fut FUN ! J’ai absolument adoré voyager avec les bus, bien que mes amis m’avaient déconseillé de les prendre vu leur conduite.

L’avantage du bus, c’est que sur la route comme tu es le plus gros, tu te sens en meilleure sécurité.

Zigzaguant dans tous les sens, frissons d’excitations et de peur lorsque le bus décide de doubler un malheureux tuk tuk, qui lui-même double un autre véhicule et qu’un autre bus arrive en face… Nous décidons de nous focaliser sur le paysage plutôt que sur la conduite du conducteur qui klaxonne à tout va. Dans son guide, Le Routard déclare : «les chauffeurs d’autocars se lancent dans un véritable slalom de compétition et semblent souvent vouloir transformer leurs véhicules brinquebalants en cercueils collectifs». En lisant cela, l’intérêt de prendre le bus diminue automatiquement mais expérience vécue, ce n’est vraiment pas si terrible, et un peu d’adrénaline est toujours bienvenu.

D’ailleurs, je garderai un souvenir inoubliable de notre voyage de retour vers la capitale, assise à la fenêtre ouverte, écoutant de la musique les cheveux claquant au vent, entourée sur la gauche de magnifiques plages et de l’océan puis sur ma droite, de la nature luxuriante de l’île. Ou comment ressentir les bonnes ondes d’un pays et se sentir complètement intégrée.

Outre l’adrénaline d’arriver à bon port, ce qui m’a grandement plu, c’est que prendre le bus au Sri Lanka amène à partager un condensé de vie sri lankaise. Effigies de bouddha et d’autres dieux de tous les côtés, des amulettes en vois-tu en voilà, l’intérieur du bus est lourdement décoré ! On y passe de la musique locale et surtout nous partageons un moment avec des habitants qui nous regardent et veulent nous parler et ce, de manière amicale. La plupart des locaux utilisent ce moyen de transport pour se déplacer, en atteste les jeunes enfants rencontrés au jardin botanique de Kandy qui, quand nous leur demandâmes comment ils étaient venus au jardin, une jeune du groupe déclara : « by TATA », soit avec les bus de la compagnie TATA.

Naturellement, des expériences plus désagréables peuvent arriver, prenant à témoin les récits de femmes rencontrées lors de ce voyage, mais nous n’avons jamais connu de graves problèmes, ni n’avons été grandement importunées (les regards lourds et des gestes quelque peu obscènes restent quand même fréquents mais pas de quoi provoquer chez nous de la peur simplement de la colère et du dégoût).

L’avantage ultime du bus est son prix ! Cinq heures de bus pour environ 120 roupies soit 70 centimes, c’est absolument incroyable. Pour cela, il vous faut bien distinguer les bus puisque deux compagnies quadrillent le pays, soit une privée et une gouvernementale ce qui diffèrera les prix (de quelques centimes) mais particulièrement les arrêts. Il faut se renseigner sur place !

En Tuk-tuk

C’est le meilleur moyen de locomotion lorsque l’on parcourt des petites distances ou lorsque que vos hôtels sont excentrés. Nous nous souvenons de notre premier voyage avec l’un d’entre eux… franchement nous avons cru de jamais arriver à notre hébergement ! Puis, on s’y habitue et des courtes distances peuvent devenir agréables puisque le paysage s’ouvre à soi des deux côtés du véhicule.

Nous avons même croisé un couple de voyageurs qui avait loué et circulait en tuk-tuk dans tout le Sri Lanka, chose dont nous avions du mal à concevoir mais qui peut s’avérer super utile. D’ailleurs, la plupart des locaux possèdent un tuk-tuk pour se déplacer et peuvent transporter parfois leur grande famille (techniquement, il y a de la place pour 3 à l’arrière, mais nous avons vu des familles entières y être entassées).

Par contre, quelques petits conseils :

  1. Négociez ! Avant de monter dans le tuk-tuk, demandez toujours le prix de la course surtout si vous vous trouvez à un endroit très touristique où une ribambelle de chauffeurs vous attend et vous demandera une somme astronomique (c’est relatif, c’est un prix toutefois ridicule mais parce que nous sommes des touristes et des femmes… ils taxent bien plus chers). Si la négociation stagne, allez à la concurrence et peut être que cela débloquera la situation, ou l’empirera cela dépend, ce qui m’amène au deuxième point.
  • Evitez les endroits influents et touristiques pour prendre un tuk-tuk ! Si vous vous éloignez de quelques mètres, vous pourrez découvrir des chauffeurs plus accessibles et moins axés sur les touristes et l’appât du gain.
  • Assurez-vous que votre chauffeur sait où il va et surtout qu’il prenne la route la plus rapide. Nous avons passé une heure et quelques dans un tuk-tuk recommandé par notre hôtel à Negombo pour aller rejoindre nos amis à leur hôtel à l’autre bout de la ville alors qu’au retour un autre tuk-tuk nous a ramenées en 25 minutes, ce qui nous fit manquer le beau coucher de soleil et surtout l’accès à la plus grande piscine du pays, celle de l’hôtel Lagoon. Certes, notre premier chauffeur ne connaissait pas l’hôtel de nos amis (pourtant un des plus connus des environs suite à quelques recherches) cependant, il ne faisait qu’affirmer qu’il connaissait le lieu. Il a fallu que nous lui disions de demander à des gens dans la rue pour qu’il se rende compte qu’il n’était pas dans la bonne direction. Bien qu’il nous réclama une somme due à 1 heure de course, inutile de vous dire que nous ne lui avons pas payé ce qu’il demandait.

Train

Tous les guides consultés et les autres blogs où je suis allée me renseigner avant notre voyage s’accordent à déclarer que la ligne de chemin de fer entre Kandy et Ella est parmi les plus belles du monde et que c’est une étape à ne pas rater. De ce fait, nous avions décidé de parcourir le tracé de Kandy à Nuwara Eliya pour s’imprégner des somptueux paysages promis. Suite à un changement dans notre itinéraire en plein voyage, nous avons finalement pris le train de Nuwara Eliya à Ella.

Je pense que c’est une des étapes qui me réjouissait le plus et ce fut une déception pour diverses raisons. Premièrement, les places assises étaient déjà toutes réservées depuis un moment et ce jusqu’à la fin du mois de janvier alors que nous étions passées au guichet de la gare avec notre chauffeur le 29 décembre. De ce fait, ceux n’ayant pas de places attribuées, se battent presque pour d’un côté, entrer dans le train et d’un autre, avoir l’opportunité de trouver une place ou s’asseoir à la porte pour faire des photos du paysage. Malheureusement, lors de notre trajet, nous n’avons pas trouvé de place ni eu l’occasion de rester vers la porte pour admirer le panorama, ce qui fait que nous avons passé près de 4 heures, debout, avec nos gros sacs.

Voici la réalité d’un voyage en train

De plus, et cela, nous n’aurions pas pu le prévoir, la météo n’était pas au meilleur de sa forme. En effet, ce jour-ci, le brouillard s’était levé et rendait les plantations de thé et les environs bien ternes.

Malgré tout, cela reste une bonne expérience d’avoir pris le train au Sri Lanka, surtout entourées de voyageurs de toutes les nationalités, puisque les locaux voyagent habituellement en 3ème classe (également bondées). Les gares traversées sont également empreintes d’une atmosphère pleine de charme et d’histoire et les paysages, entre aperçus entre deux fenêtres et deux rayons de soleil, sont magnifiques, entre un mélange de rizières, petits champs, forêt et naturellement les fameuses plantations de thé.

Quelques tracés parcourent l’île mais le trajet le plus touristique reste celui entre Kandy et Ella. De par le panorama observé depuis le bus, je pense que le tracé entre Colombo et Galle, le long de la côte, vaut également le détour.

Pour plus d’informations sur les horaires (à savoir que le train n’arrivera jamais à l’heure, 30 minutes de retard nous concernant), le site Seat 61 est bien documenté. Le site officiel des chemins de fer sri lankais permet également de se faire une vague idée des itinéraires et des horaires des trains.

Ce fut un magnifique voyage, très dépaysant, qui m’apprit énormément sur une partie du monde qui m’est totalement inconnue. Si vous envisagez de voyager au Sri Lanka, je vous invite grandement à lire les conseils du blog Tongs et Sri Lanka, véritable mine d’informations sur le pays, ce qui nous aida grandement lors du tracé de notre itinéraire.

Et vous ? Avez-vous déjà visité le Sri Lanka ? Retrouvez mes impressions ici.

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