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8 étapes pour découvrir la vibrante Porto

Un vieil adage portugais permet de contextualiser directement la ville de Porto : « Pendant que Lisbonne se fait belle, Coïmbre étudie, Braga prie et Porto travaille ».

Bien qu’ayant déjà visité Porto lors d’un précédent séjour familial, je n’avais aucun souvenir de la ville portugaise, ce qui en faisait une destination de choix pour partir entre copines. Pourtant, je ressentais que j’allais apprécier Porto ; un coup de foudre assuré grâce à ses bonnes et positives ondes entre ses couleurs éblouissantes ainsi que ses azulejos en pagaille.

J’avais l’impression de me replonger quelques années auparavant lors de mes déambulations dans la cité de Rio de Janeiro. Ce n’est pas pour rien que Porto me fait penser au Brésil, il en découle un charme ainsi qu’une aura intemporelle et magique, que le Portugal a insufflé au Nouveau Monde.

Lien des articles sur le Brésil

Ainsi, qu’elle soit plutôt mélancolique sous la pluie ou qu’elle s’éveille sous les rayons d’un soleil qui tape fort (même en septembre), Porto grouille d’activités et d’incontournables. Malgré une liste longue et fournie de choses à voir, nous avons quand même eu le temps de prendre le temps d’apprécier ces dernières vacances de l’été 2021.

En effet, d’habitude je suis au taquet à recenser tout ce qu’il y a à voir, engranger le plus de souvenirs possibles d’un lieu. Pourtant, depuis quelques mois, je me laisse plus de libertés lorsque je voyage, je prends le temps de réellement apprécier l’endroit, et ce, même si pour finir ma liste établie n’a pas été cochée entièrement. De quoi réellement sortir de la frénésie quotidienne et apprécier mes vacances dans un état d’esprit positif. Bon, lors de ce voyage, nous n’avons pas non plus végété sur un transat au soleil à lire un bon bouquin puisque près de 100 km, à pied, furent comptabilisés en 5 jours (je maudis encore ses pentes)!

Je vous présente de ce fait dans cet article, 8 étapes à ne pas manquer lors d’un séjour à Porto.

La carte établie par le Routard est parfaite pour montrer la ville de Porto et elle représente dans une grande largeur, tous les endroits présentés par la suite.

Flâner et ressentir l’essence de Porto

La ville de Porto s’imprègne à celui ou celle qui la découvre en déambulant dans son centre historique. Comme mise en bouche, je vous conseille de commencer par la Tour des Clercs (Torre Dos Clerigos), qui est un des symboles de Porto. Parfaits témoignages du baroque italien, l’Église des Clercs (Igreja dos Clérigos) ainsi que la tour ont été construits au 18e siècle.

Pandémie sanitaire oblige, il fallait réserver un horaire au préalable ce qui fait que nous attendîmes une heure avant de pouvoir grimper pour admirer la vue à 360° sur la ville. Si cela vous arrive également (pensez à réserver votre ticket en ligne ici), vous aurez de quoi vous occupez, soit en vous éloignant dans le centre historique ou en restant sur la place à déguster un mets typique portugais : le pastel de Bacalhau (sorte de gâteau frit à la morue).

En effet, la Casa Portuguesa do Pastel de Bacalhau est un lieu célèbre où déguster ceci et qui combine cette icône de la gastronomie portugaise au fromage de Serra (également typique du pays ibérique). Un brin cher, 5 euros, (pour ce que c’est), nous décidâmes de n’en prendre qu’un. Bien nous en fut, puisque nous ne sommes pas vraiment adeptes de cette nourriture, qui, sûrement, ravira les papilles d’autres visiteurs et visiteuses. Mais on ne pouvait pas partir (alors que c’était notre première heure dans la ville) sans avoir dégusté des spécialités !

Après cette petite pause gustative, nous découvrîmes enfin la Tour des Clercs. La visite commence par une déambulation dans l’église, qui est très belle. Toutefois, ce qui me réjouissait particulièrement, était de gravir une tour à la découverte d’horizons lointains (à Innsbruck ou encore à Brno, j’adore monter dans ces vieilles tours pleines de charmes et de secrets). Enfin, bon, horizons lointains, c’était surtout de voir Porto depuis en haut, puisque la Tour est la plus haute du Portugal avec 76 mètres, et 200 marches vous emmèneront au sommet (avec un étage intermédiaire).

M’imaginant chaque fois dans une aventure telle que Fort Boyard (mais sans les bêtes heureusement), nous découvrîmes également près de 50 cloches qui constituent un grand carillon. Et puis, la vue se mérite et nous apprivoisâmes la ville, ses différents quartiers, son organisation, ses toits ocre, le fleuve Douro, les caves de Porto à Vila Nova de Gaia, bref en un coup d’œil, nous avions un panorama des lieux que nous allions par la suite explorer.

Après cette visite, nous nous laissâmes porter par les diverses ruelles historiques de Porto qui nous emmenèrent au quartier authentique de Miragaia. Vous le découvrirez assez vite avec cet article, mais il n’y a pas de plan défini de visites à faire ou de voir telle ou telle chose avant une autre. Laissez-vous simplement porter par les bonnes ondes de Porto (ou ses délicieuses effluves, meilleures que le pastel do bacalhau, mais chut). De ce fait, prenez la peine de vous aventurer dans des ruelles où le linge s’étend nonchalamment aux fenêtres, d’où certains résidents pourront parfois, vous saluer chaleureusement.

Ce quartier de Miragaia est parfait pour échapper aux nombreux touristes qui déambulent principalement dans Ribeira, le centre historique. Nous nous y sommes baladées puisque je voulais faire l’apéro au Jardin des Vertus (Parque das Virtudes), un jardin en terrasses avec une vue imprenable sur le Douro lors du coucher de soleil. Toutefois, nous ne découvrîmes pas un endroit idyllique (beaucoup de seringues et de débris sur le sol), et ne comprîmes vraisemblablement pas où se trouvait l’entrée officielle de ce Jardin. C’est cependant au Passeio Virtudes (juste au sommet du Jardin) que les habitants se rassemblent. L’atmosphère à cet endroit y est chaleureuse et propice à boire un verre.

Passez également par la boutique d’antiquités de Armazém qui est un fourre-tout qui saura satisfaire les amateurs de brocante, mais c’est également un lieu chaleureux où boire un verre et jouer au baby-foot.

Le lendemain, nous explorâmes Ribeira et ses nombreuses rues tentaculaires. Inscrit au Patrimoine de l’Unesco depuis 1996, c’est le secteur animé de la ville ! Prenez une rue au hasard, vous arriverez chaque fois à découvrir un nouvel endroit étonnant, notamment la cathédrale de Sé, resplendissante au coucher de soleil ou les quais du Douro, où il fait bon se délecter des façades colorées et du pont Dom-Luis, l’autre emblème de Porto qui enjambe e Douro.

La cathédrale de Porto, la Sé, en effet, resplendit sur sa « colline ». Un aspect important à prendre en compte aussi à Porto est le fait que la ville soit en pente. Mine de rien, vous allez faire du sport en parcourant à pied ses nombreux recoins. La vue depuis la cathédrale est également magnifique sur les toits ocre de la ville. La cathédrale est l’édifice religieux le plus vieux de la ville (sa construction remonte au 13e siècle). Son cloitre est magnifique, mais nous n’y entrâmes pas, trop enchantées par la vue extérieure, avec les lumières dorées du coucher du soleil, sur la bouillante cité portugaise. Néanmoins n’hésitez pas à vous y aventurer.

Par la suite, prenez une ruelle au hasard et laissez-vous guider jusqu’au Douro. Si vous passez par le Largo da Pena Ventosa, racontez-moi en commentaire si vous avez croisé également des chats et surtout ce que vous pensez de ce recoin, à l’image de Porto :  un lieu très coloré de maisons élimées.

En suivant les cris lancinants des mouettes, c’est au contraire une douce clameur qui ressort de la rive du Douro. On y ressent une atmosphère insoucieuse, prête à prendre ce que la journée ou la soirée offre à chacun, selon ses envies.

Les miennes étaient variées : goûter au porto (avant d’avoir fait une visite officielle ? non), me perdre dans les ruelles séculaires de Ribeira (le Douro m’enchante et me fascine qu’il est difficile de le quitter, donc non), prendre justement part à une visite fluviale (non ceci est prévu pour un autre jour), d’autres idées me viennent en tête et pourtant je respire et je me pose à une terrasse simplement et j’observe, avec la complicité de ma pote, ce qui nous entoure (certes la sangria a quand même été commandée).

Un sentiment de paix m’étreint, celui d’être où je devais être. Je ne peux expliquer ce que Porto m’a fait ressentir hormis que par ce sentiment, car cela ne me paraît pas assez fort. Est-ce ceci le fait de prendre le temps de vivre ? Moi, épicurienne, mais qui court partout dans mon quotidien ? À cet instant, je ne suis plus au four et au moulin cependant simplement à Porto.

Peut-être, mais finalement, on s’en fiche… on est bien et on profite. Je me rends compte que Porto m’a touchée, m’a enveloppée d’une aura simple et joyeuse de simplicité retrouvée. Celle d’apprécier ou de redécouvrir le moment présent. Ainsi, je pourrais vous dire simplement de prendre le temps de vous balader au bord du Douro, au rythme des sons ou des effluves qui s’aventurent à vous, dans un cadre magnifique avec un enchainement d’édifices improbables et aux couleurs disparates. Un rendu final pourtant harmonieux.

Porto regorge également de nombreux magasins, mais deux rues sont dédiées au shopping : la rua Santa Catarina à l’est de la ville et Cedoifeita, juste en dessous du quartier animé (surtout pour sortir) de Baixa. Nous avions d’ailleurs élu domicile à Cedoifeita dans un charmant Airbnb, je vous en parle plus en détail à la fin de cet article.

Santa Catarina, c’est la rue shopping piétonne par excellence et sa particularité réside dans le fait qu’elle semble figée d’un autre temps (en finalité comme la ville entière de Porto), mais un temps dédié aux années 60 et 70 grâce aux enseignes rétros. N’hésitez pas par la suite à prendre une ruelle pour déboucher sur le fameux Mercado do Bolhao. Actuellement en rénovation (il date quand même de 1914), et ce normalement jusqu’en 2022, il a pris ses nouveaux quartiers dans le sous-sol d’un grand centre commercial. L’authenticité n’est pas la même, pourtant y faire un petit détour est sympathique, et en retournant vers le centre-ville, vous passerez justement à côté du marché en rénovation qui a fière allure architecturalement parlant. Assurément, il sera magnifique après les rénovations.

Apprécier les azulejos de Porto

Le Portugal a une passion considérable pour les azulejos et Porto tout particulièrement. Cela vient du roi Manuel Ier du Portugal qui a apporté des azulejos de Séville, en Espagne, au Portugal, au cours du 15e siècle. Les azulejos étaient très courants dans les régions de la péninsule ibérique dominées par l’expansion islamique au cours du Moyen Âge. Le mot azulejo vient d’ailleurs du terme arabe « al zellige » qui signifie « la pierre polie ».

Les azulejos sont des faïences colorées (souvent de couleur bleue) qui représentent différents motifs (floraux, des scènes de vie, etc.) et qui se matérialisent principalement sur les façades des églises, sur les maisons ou à des endroits improbables. Partir à la chasse aux azulejos est assurément une jolie activité à entreprendre à Porto. Ainsi, je ne vais pas vous dévoiler tous les endroits qui en possèdent, toutefois il convient de mentionner 4 emplacements immanquables liés aux azulejos. Mais si vous décidez de tricher, je vous conseille de vous rendre sur ce site, Os Azulejos do Porto, qui les recense tous !

Le premier est l’Église do Carmo, dans le quartier de Cedoifeita. Nous passions chaque jour à côté et qu’il fasse un temps resplendissant ou qu’une brume survienne, la beauté de la façade me fascina. En effet, la façade latérale est recouverte sur toute sa surface de carreaux d’azulejos et représente un immense panneau riche de détails sur la fondation de l’ordre des carmélites. Cette façade en est dotée depuis 1922.

Peut-être le plus connu est la gare São Bento, enfin surtout son hall. En entrant dans la gare, vous serez subjugués par près de 20 000 carreaux d’azulejo, œuvre de Jorge Colaço. Couvrant une superficie de 551 m2, ce hall est vraiment unique en son genre puisque tous les carreaux racontent une histoire, comme si nous étions transportés dans le temps.

Jorge de Colaço voulait représenter des moments importants de l’histoire du Portugal (principalement la fondation du royaume portugais et l’empire portugais d’outre-mer) ainsi que des moments de la vie quotidienne dans le nord du Portugal. Toutefois, dans la gare de São Bento, on peut également trouver les saisons de l’année, des professions et des azulejos d’inspiration musulmane.

Pas très loin de la gare, en direction d’ailleurs du dernier endroit à ne pas manquer, vous ne pourrez pas louper l’Église Santo Ildefonso, une autre œuvre de Jorge de Colaço (je parle toujours des azulejos seulement). Ce sont quelque 11’000 faïences qui recouvrent la façade ainsi que les côtés des clochers. Ils représentent la vie de Saint Ildefonse ainsi que de l’Évangile. Ils n’ont été placés toutefois qu’en 1931, alors que la construction de l’église est plus ancienne (environ 1709).

Et finalement, rendez-vous à la Capela das Almas de Santa Catarina (rappelez-vous, la rue piétonne où partir à la chasse aux magasins). 16’000. C’est le nombre d’azulejos qui recouvrent presque toute la surface de cette chapelle des âmes. Tout comme la Igreja do Carmo, le thème lié à ces faïences est religieux. En effet, les peintures représentent la vie de Sainte Catherine (Santa Catarina donc) et de Saint François d’Assise, puisque la chapelle leur est consacrée.

Prendre part à une dégustation de vin

Que vous aimiez le vin ou non, c’est un passage obligatoire si vous voulez vous imprégner en détail de Porto. Fort heureusement, j’en suis plutôt friande. Pour ce faire, il vous faudra traverser le Dom Luis en direction de Vila Nova de Gaia.

De ce côté du Douro, les caves sont reines. Il est ainsi difficile de savoir laquelle (ou lesquelles, aucun jugement ne sera établi, santé…) choisir, tellement le choix se partage entre des entreprises renommées et bien établies dans le commerce du porto. L’authenticité est assurément un élément primordial à prendre en compte, mais le prix également. Sans vous spoiler, ces visites ne sont pas données, surtout pour ce que l’on vous propose en conséquence.

J’avais vu une offre combinant Fado (les chants populaires portugais) et dégustation de porto, dans la cave de Porto Calem, que je sus instinctivement que c’est à cet endroit que nous allions faire la visite. Toutefois, lorsque nous prîmes en ligne les billets, pour une visite en français (nous aurions préféré en anglais, mais le temps imparti ne nous convenait guère avec notre programme), il fut impossible de sélectionner cette offre (ni dans les autres langues, la réservation s’opère sur place, ce que nous apprîmes en nous rendant là-bas). Découvrir le fado sera une activité à entreprendre lors d’une prochaine escapade au Portugal.

Ainsi, la visite de Porto Calem fut très intéressante, bien qu’assez expéditive (comptez vraiment 30 minutes max de visite). Des suites de la pandémie, il n’est en fait plus possible de découvrir par soi-même le musée, ainsi il est obligatoire de participer à une visite guidée. Je pense que le discours est assez bien rodé, mais je découvris de nombreux aspects instructifs et fus fort impressionnée du chai.

Pour que l’expérience soit totale, se rendre dans les vignes du Douro serait encore plus fort, puisque les raisins proviennent de la vallée du Douro, à environ 100 km de Porto. Les paysages présentés donnent d’ailleurs bien envie, mais pas de quoi enlever à Lavaux, son titre de plus beau vignoble du monde (ok, ce n’est que mon avis chauvin). Autrefois, les raisins étaient acheminés jusqu’à Vila Nova de Gaia par des bateaux traditionnels (oui ceux que vous verrez amarrés aux quais).

L’élément primordial de la visite est la fin avec la dégustation. Selon le package choisi, vous aurez l’occasion de goûter entre 3 ou 5 vins. Nous optâmes pour la version light.

Nous avions également été conseillées de visites les caves Sandeman, qui est une des plus anciennes maisons, établie depuis 1790 à Porto. Nous irons simplement dans leur boutique officielle à la recherche d’un cadeau pour les parents de ma pote. Finalement, le duty free à l’aéroport de Porto possède de nombreuses bouteilles si vous n’avez pas le temps de visiter une cave officielle (pour le même prix approximativement).

Rencontrer l’océan et surfer la vague à Porto

Un attrait important de Porto est son côté maritime ainsi que son ouverture sur l’océan Atlantique. Qu’à cela en tienne, j’aillais aller surfer, ayant cette lubie sportive depuis quelque temps. Porto n’est pas spécialement reconnue comme destination de surf au Portugal, mais elle a su se développer dans ce sens. Pour ce faire, direction la plage de Matosinhos !

Nous avions choisi d’y aller en empruntant le mythique tram 1 qui longe le Douro jusqu’à l’océan. Ce tram passe toutes les 30 minutes, alors soyez prêt.e.s à attendre à l’arrêt d’Infante (à deux pas du quai de Ribeira) ou à celui de Passeio Allegre (à 10 minutes à pied de l’océan). Les touristes se bousculent presque pour trouver une place du bon côté et certains restent sur le carreau, le nombre de personnes étant limité dans le tram.

Nous réussîmes à avoir une place, mais pas du bon côté (soit celui longeant l’océan). Pas réellement important pour nous, nous étions simplement heureuses de pouvoir être assises et observer les quais de Porto jusqu’à Passeio Allegre.

Arrivées à l’océan, nous prîmes un bus pour le musée d’art contemporain de la Fundacao de Serralves (enfin plusieurs bus, puisque nous nous trompâmes de sens…). Ce petit détour vous sera conté dans le prochain chapitre. Cependant, nous retournâmes au bord de l’océan à l’Av. do Brasil, dans la ville de Foz do Douro, afin de remonter l’océan jusqu’à la plage où surfer.

Ce tracé jusqu’à la plage est environ de 3 kilomètres. Tout du long, vous pourrez vous baigner puisque de nombreuses plages, de sable ou de roches s’étalent jusqu’à Matosinhos. Vous passerez un endroit très connu qui est la Pergola de l’Avenida do Brasil, surtout au crépuscule !

N’hésitez pas non plus à découvrir le Castelo do Queijo (du fromage donc), qui est un fort situé juste avant la plage de Matosinhos. Son nom se tient de son apparence dont l’altération a donné une forme de meule de fromage. Il date du 17e siècle et il est inscrit comme monument.

Finalement, vous arriverez à la plage de Matosinhos. C’est une longue et large bande de sable, qui fourmillait, lors de notre venue, d’habitants et de touristes venus également surfer. N’ayant pas l’envie de prendre un cours, nous nous dirigeâmes simplement vers le premier cabanon qui louait des planches à l’heure. Naturellement, ils donnent également des cours, tout comme de nombreuses autres institutions à Matosinhos. Vous aurez l’embarras du choix !

Pour 20 euros, nous louâmes planche et combinaison, pour patauger plus de 2h dans l’océan Atlantique. Patauger est le terme exact pour décrire ma première expérience de surf, mais ce fut un bon endroit où appréhender ce sport et boire la tasse surtout !

En effet, l’entrée dans l’eau est simple avec un long banc sablonneux qui descend gentiment en profondeur – de quoi nous éloigner des baigneurs pour aller attraper des vaguelettes.

Épuisées par cette aventure nautique, nous rentrerons au centre-ville en prenant un bus à côté du Château de fromage.

Apprécier l’omniprésence de l’art (notamment le street art)

L’art est représenté de bien des manières, et à Porto, sa forme la plus exhaustive repose sur le street art. Porto est une ville universitaire, mais aussi une zone historique. Le mélange de vie jeune et d’architecture ancienne est source d’inspiration artistique.

Lors de tous nos kilomètres parcourus (je vous rappelle environ 100 !), nous avons eu la chance de croiser certaines œuvres bien connues, mais également de jolies œuvres moins reconnues qui peuplent les murs de la ville. Ainsi, je n’ai pas vraiment de lieux précis où vous envoyer, cependant ouvrez l’œil, puisque chaque recoin de Porto recèle de détails. Dirigez-vous également vers Vila Nova de Gaia (où se trouvent les caves à vin) ou cliquez ici pour avoir quelques adresses où admirer des œuvres de Porto.

Comme je vous le disais, l’art s’exprime sous de nombreuses formes. Si vous aimez comme moi l’architecture, et les bâtiments un peu hors normes ou que l’art contemporain ne vous fait pas peur, dirigez-vous vers le musée d’art contemporain de la Fundacao de Serralves.

Un peu à l’écart du centre-ville, on y trouve un parc de près de 18 hectares peuplé d’œuvres contemporaines ainsi qu’une maison art nouveau que vous pourrez visiter. Nous avions fait le déplacement pour découvrir le Treetop Walk qui promettait une aventure dans les hauteurs.

Identifiée comme stratégiquement pertinente, la passerelle a été créée à côté de la canopée des arbres, en hauteur, et offre des opportunités à couper le souffle pour observer et étudier la biodiversité du parc de Serralves. Ces propos sont comment ils le vendent, toutefois, en finalité, il s’agit simplement d’un chemin en bois dans les arbres de quelques centaines de mètres. Vraiment pas ouf, puisque je m’attendais un peu à recevoir des informations écrites sur la biodiversité (surtout pour avoir déboursé 12 euros…) !

Ce fut un joli détour surtout pour admirer cette maison insolite à la couleur pastel ainsi que pour s’imprégner quelques instants de la tranquillité du parc. Celui-ci est constitué d’une grande variété d’espaces magnifiques, harmonieusement reliés entre eux : des jardins formels, des bois et une ferme traditionnelle. Conçu par l’architecte Jacques Greber dans les années 1930, il constitue une référence singulière dans le patrimoine paysager du Portugal. Mention spéciale à l’adorable Casa de Cha et son environnement ultra-accueillant et cosy, tel un tea house anglais.

Dénicher les plus beaux points de vue sur le Douro et le Pont Dom Luis

Tomber amoureuse de Porto n’est pas difficile à la vue des magnifiques monuments et l’atmosphère qui se dégage de la ville portugaise. C’est de plus difficile d’y résister avec les nombreux points de vue sur le Douro et sur le Pont Dom Luis, symbole de Porto.

Cette partie de l’article pourrait également s’appeler les coins instagrammable de Porto, tellement ce sont des photos qui viennent « polluer » le feed de n’importe quel visiteur ou visiteuse qui cherche des panoramas de Porto. Toutefois, vous ne me verrez pas taper la pose, mais plutôt vous montrer ces magnifiques lieux.

Comme pour sa consœur lisboète, la ville de Porto est construite sur plusieurs collines ce qui lui confère d’avoir de magnifiques vues sur le fleuve et sur les autres quartiers. Perdez-vous dans les innombrables ruelles, avec tous leurs escaliers menant à ces points de vue sur la ville, appelés « Miradouros » au Portugal.

À mes yeux, le plus beau point de vue est du côté de Gaia, avec le miradouro da Serra do Pilar. Il s’agit de l’esplanade de l’ancien monastère. Juste à proximité, vous trouverez le Jardim do Morro qui offre une vue encore plus directe sur Ribeira et sur le pont Luis I. Vous pourrez également emprunter juste en contrebas du Jardin, le téléphérique de Gaia qui offre une jolie vue tout en mouvement.

Au cœur du centre historique, vous trouverez de nombreux miradouros. Toutefois, le plus connu est celui da Vitoria, qui se trouve à quelques mètres de la Torre dos Clérigos. Cette tour, qui est mentionnée dans le premier point de l’article est en soi déjà un des meilleurs points de vue pour appréhender la géographie de la ville.

Le quartier de Sé Catedral qui jouxte la vieille ville et Ribeira est l’endroit parfait pour voir le coucher de soleil et les lumières étincelantes du soleil qui termine sa journée sur les toits ocre de la ville. Assurément une atmosphère vivante et caliente. En redescendant vers le centre-ville, vous trouverez d’autres miradouros dont celui da Rua das Aldas.

Plus excentré, le quartier de las Fontheinas permet d’avoir une magnifique vue sur le Pont Luis. Ce quartier authentique est l’un des symboles du Porto d’autrefois, mais également symbole de la réalité actuelle à l’image d’un quartier populaire et rustique. C’est un rappel de la Porto industrielle avec des populations locales plus modestes voire proches de la pauvreté. Un aspect de Porto qui rappelle le vieil adage introductif de cet article qui montre aussi ce visage d’une ville qui galère et qui survit tant bien que mal.

Son nom la fontainhas est tiré des nombreuses fontaines qui trônent le long de l’esplanade permettant une jolie vue sur le pont. Ce sont des fontaines qui ravitaillent les habitants en eau et si vous descendez d’une ruelle, vous pourrez vous aventurer dans les lavoirs avec vue sur le Douro, qui sont également toujours, pour certains, utilisés par les habitants de ce quartier.

Finalement, en revenant vers le centre-ville, vous pourrez utiliser le funiculaire qui descend jusqu’au pont, ce qui vous permettra une nouvelle fois de vous faire une vision différente de ce pont si fascinant et symbolique. Un aller coûte 3 euros.

Ressentir l’âme d’Harry Potter, malgré les hordes de touristes, dans la librairie Lello

Ou plutôt, devrais-je dire, essayer de ressentir l’âme du fameux sorcier, tellement cet endroit est devenu une attraction touristique.

De prime abord, en vous baladant dans Porto, vous ne pourrez que vous demander ce qu’est cette longue file de personnes qui attend devant un bâtiment presque quelconque. Ayant depuis quelques années cette librairie dans ma liste des bibliothèques/librairies à découvrir dans le monde (déjà qui fait une liste pareille à part moi ?), je ne pensais pas qu’elle était devenue si touristique. Ce n’était que sous-estimation du pouvoir de Harry Potter.

Pourquoi Harry Potter ? Car ce serait dans ce lieu au charme gothique que J.K. Rowling, l’auteure qui a donné vie au célèbre sorcier anglais aurait été inspirée pour écrire des passages de sa saga mondialement connue. La librairie Lello serait d’ailleurs à l’image de la librairie dans le roman de « Fleury & Bott » sur le chemin de Traverse. D’où le nombre incroyable de Potterhead qui se rendent à Porto juste pour découvrir cet endroit.

Personnellement, j’ai découvert plus en détail Harry Potter lors de mon échange à Édimbourg et je conçois plus que la ville écossaise soit associée à la saga littéraire.

Lien pour Edimbourg

Je voulais admirer cette librairie pour son architecture et son escalier rouge fort reconnaissable et magnifique. Ainsi, je pris part au business créé autour de la librairie Lello en prenant un ticket et en faisant la queue (même si on a un billet).

Ainsi, l’intérieur est magnifique certes, mais cette touristification fait perdre tout son charme puisqu’une fois à l’intérieur, il n’est même plus possible d’essayer de découvrir les nombreux livres sur les étalages et rayons, tellement il faut jouer des coudes avec ceux qui cherchent à faire la plus belle photo dans le fameux escalier.

Le seul point positif est que pour les aficionados d’Harry Potter, de nombreux livres sur la saga littéraire sont disponibles. D’ailleurs, ma pote a acheté un livre sur le quidditch. La librairie propose aussi plusieurs classiques dans leurs langues d’origine.

Naviguer sur le Douro et apprendre sur les fameux navigateurs portugais

Porto serait fou de ne pas mettre en avant son fleuve ! De par l’histoire portugaise, l’aspect maritime est un élément primordial avec le Douro et l’océan Atlantique. Je vous disais auparavant dans cet article d’aller surfer la vague, mais une activité plus reposante et qui mouille moins est de prendre part à une croisière sur le Douro.

Plusieurs compagnies proposent des croisières sur le fleuve, que ce soit du simple tour de 30 minutes sur le Douro à la croisière de plusieurs jours, vous aurez l’embarras du choix. En tant qu’étudiantes, nous étions à l’affût d’une bonne offre pour découvrir le Douro.

Nous trouvâmes l’offre d’une compagnie maritime (je ne me rappelle vraiment plus le nom) qui propose la fameuse croisière touristique des 6 ponts avec l’entrée au musée/parc thématique World Of Discoveries qui recrée l’odyssée fantastique des navigateurs portugais, qui ont traversé les océans à la découverte d’un monde inconnu. Des économies, de beaux paysages et du savoir, en soi tout ce qui nous botte.

Pendant 50 minutes, le tour propose une boucle sur le Douro jusqu’à l’embouchure du fleuve. Le départ se fait au quai de Ribeira. Chaque entreprise a son « débarcadère » attitré souvent derrière les personnes qui font la promotion du tour. D’autres entreprises partent du quai opposé donc depuis Vila Nova de Gaia.

Les 6 ponts que vous pourrez apercevoir lors de cette croisière sont :  Luís I, Infante, Dona Maria, S. João, Arrábida et Freixo. Cependant, ne vous attendez pas à recevoir les explications d’un guide. C’est simple, il n’y en a pas pour les croisières qui sont les moins chères. Ainsi, c’est surtout une jolie balade nautique qui vous permet de voir depuis le fleuve la beauté de Porto et celle de Vila Nova.

C’est à mes yeux la meilleure manière de ressentir la vibrance de la ville portugaise : ces maisons typiques et colorées, collées les unes aux autres, les divers clochers ou la tour de Clérigos qui sortent de la skyline de la ville ou encore une vision plus large de la ville qui nous emmène presque à l’océan. Un petit verre de porto aurait été bienvenu et je serai restée la journée entière à me balader de cette manière ! Prenez quand même de la crème solaire avec vous ou une écharpe… en septembre, je pris un coup de soleil alors que ma pote pris froid. Mieux vaut prévenir que guérir.

La visite du World of Discoveries est fort divertissante ! Le musée intègre un parc thématique (oui comme un peu Disneyland) où simplement assis.e.s dans une barque vous découvrirez les diverses aventures de ces navigateurs courageux. Vous en apprendrez également davantage sur les divers bateaux utilisés, la vie à bord de ceux-ci, etc. Une jolie découverte qui n’aurait pas été possible sans l’offre couplée à la croisière maritime.

Informations pratiques 

Où loger à Porto

Pour la modique somme de 35 euros par personne et par nuit, nous avons logé pendant 4 nuits dans un superbe Airbnb dans le quartier de Cedofeita. Je vous le recommande avec une hôte, Marisa, qui est à l’écoute et très contente de parler de sa ville et d’accueillir des personnes du monde entier. Un joli échange ! N’hésitez pas à réserver chez elle.

Lien de l’Airbnb

Bonnes adresses à Porto

Les Portugais sont un peuple chaleureux et accueillant qui adorent faire la fête, cependant des suites de la pandémie, la plupart des bars fermaient très tôt (environ 22h) ce qui fait que nous n’avons pas pu profiter de la vie nocturne.

Nous avons aussi bien mangé lors de notre escapade, les 2 prochaines adresses sont dans ce sens :

Brunch : très, voire trop friande de brunch, je ne peux que vous recommander cette adresse qui a des restaurants également à Lisbonne, Madrid et Barcelone : Le Zenith – Brunch et Cocktails Bar. Ce qui me convainquit d’y aller ? Le fameux tapioca cher à mon cœur découvert au Brésil. Un régal !!! Et des prix très corrects.

Dans le centre historique, nous découvrîmes une charmante adresse aux saveurs italiennes et plus précisément siciliennes : Mizzica. L’apéro avec une planchette garnie fut délicieux tout comme les pâtes dégustées. Des produits frais qui enchantent le palais. Mention spéciale pour leur carte de vin blanc !

N’oubliez pas non plus les pasteis de nata !

Ce que j’aurais aimé visiter encore 

5 jours ne furent pas suffisants pour satisfaire ma grande curiosité sur Porto. Voici une petite liste des lieux qu’il me faudra visiter pour un prochain voyage :

  • Musée du FC Porto et surtout voir un match à l’Estadio do Dragao
  • Voir le marché de Bolhao apres ses travaux (estimation 2022)
  • Découvrir d’autres jardins dont celui do Palácio de Cristal 
  • Découvrir le Palais de Bolsa

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