Bern Suisse

Lac de Brienz : Iseltwald et Giessbach, havres de paix bernois

Donnez-moi un lac et des montagnes et je me sentirais comme à la maison. Je ne pensais pas percevoir une impression aussi familière en me rendant la première fois au lac de Brienz, mais au fil de mes visites, cet endroit est devenu mon coin préféré en Suisse. Un lieu pour lequel, je pourrais un jour peut-être laisser ma Riviera bien-aimée.

Situé dans l’Oberland Bernois, ce recoin de Suisse est assurément la carte postale parfaite et montre la diversité de paysages dont jouit l’Helvétie. Des lacs aux couleurs extraordinaires, des montagnes majestueuses, des villages enchanteurs et des champs verdoyants, plus cliché il n’y a pas. Et c’est vraisemblablement ceci son charme !

Ainsi, le lac de Brienz est un de ces lacs enchanteurs de l’Oberland Bernois. Surnommé le joyau turquoise lorsque le soleil est de sortie, c’est sous l’apparat hivernal qu’il est à mes yeux le plus fascinant. Mais peut-être est-ce dû simplement aux montagnes enneigées qui se reflètent magnifiquement dans ses eaux.

Donc, pour résumer, une eau turquoise séduisante et des montagnes en toile de fond qui permettent une escapade idyllique en suisse allemande, que demander de plus ?

Dans cet article, je vais vous parler de mon endroit favori ainsi que d’un lieu agréable pour une sortie estivale réussie.

Iseltwald

Un jour que je me promenais dans les environs, je vis une bâtisse originale depuis l’autoroute et je me demandais ce que c’était. C’est dans ce genre de cas que la voiture est un moyen de transport optimal lors de virées. L’itinéraire peut faire quelques détours, surtout si vous voyagez avec moi qui trouve toujours des autres merveilles à aller zieuter. Nous nous arrêtâmes et nous découvrîmes le charmant village d’Iseltwald, ainsi que son « château ». Un lieu iconique en Suisse qui est d’ailleurs inscrit à l’inventaire des sites du patrimoine suisse.

C’était l’hiver et l’édifice s’incorporait parfaitement dans ce paysage féérique. Vous avez devant vous, la Villa Seeburg.

Tel un petit château, le Seeburg se dresse depuis 1907 sur la presqu’île du village de pêcheurs d’Iseltwald, au bord du lac de Brienz. Depuis 1927, la villa avec ses diverses dépendances et le “Schnäggeninseli” (suisse allemand pour petite île aux escargots) appartiennent au Diakonieverband Ländli (une communauté de soeurs), qui y dirigeait tour à tour une école de sciences domestiques pour jeunes femmes puis une école commerciale. Depuis 2015, la propriété est en vente.

Le Seeburg est donc à mes yeux l’attraction phare du lac de Brienz ! Ce château m’attire, il a un effet magnétique et resplendit de beauté dans un cadre époustouflant. Mais le village d’Iseltwald n’est pas en reste, certes petit mais romantique.

Le village est paisible, accueillant principalement des excursionnistes en été débarquant après avoir fait un tour en bateau sur le lac de Brienz. Comptant environ 400 habitants, cet ancien village de pêcheur se visite facilement en une petite vingtaine de minutes. Parfait pour une escale lors d’un road-trip, c’est également un lieu idéal où poser valises pour quelques jours à la découverte des merveilles de l’Oberland Bernois.

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Mes parents, durant l’été 2020, ont d’ailleurs passé 2 nuits au Strandhotel situé à côté du débarcadère et ont adoré se réveiller avec une vue incroyable sur le lac. Pour y avoir dîné, le restaurant de l’hôtel ainsi que sa terrasse surplombant le lac est une étape agréable lors de votre visite. Si vous préférez simplement profiter d’une terrasse décontractée où boire un verre avec vue sur le château, dirigez-vous plutôt vers le Seegarten sur la promenade du lac.

Ainsi le village se situe à environ 15 minutes en voiture d’Interlaken. Si vous arrivez par ce moyen de locomotion, il vous faudra parquer à l’entrée du village. Étant venue en février 2017 pour la première fois, nous avions pu circuler avec la voiture dans le village, cependant, en été, lors de visites suivantes, seuls les habitants ou les clients des hôtels peuvent descendre en voiture. Le prix du parking est correct, mais faites attention aux grandes influences estivales, il se peut que vous attendiez pour avoir une place.

Une fois garé, vous pourrez rejoindre le cœur du village en empruntant un petit sentier qui serpente à travers de jolis petits vergers, des potagers, des champs d’un vert profond et des premières habitations typiques.

Par la suite, si vous voulez découvrir un peu plus du lac de Brienz, je vous conseille de prendre le bateau à Iseltwald afin de rejoindre Giessbach. Vous pouvez aussi rejoindre ce lieu en faisant une randonnée de 5km entre les deux, mais je vous avoue que l’envie ne m’a encore jamais prise de le faire. Et puis, l’expérience touristique est plus complète en prenant le bateau (d’un point de vue d’une étudiante en tourisme). Je vous explique ceci ci-dessous.

Giessbach

Touristiquement parlant, l’expérience pour les visiteurs est ce qui est le plus important. À l’ère de la technologie et du digital, certains ont également le besoin de revenir à une expérience plus authentique combinant des étapes pour culminer à un paysage magnifique, bien que prenant en compte l’innovation technologique. Ceci peut être réalisé notamment au Stanserhorn (funiculaire à l’ancienne, puis téléphérique à toit-terrasse et une expérience complète au sommet : vue, rangers, restaurant avec les légendaires macaronis alpins).

Ainsi, l’expérience pour le visiteur qui se rend à Giessbach commence en prenant le bateau (vous pouvez naturellement arriver par la route ou à pied) et en débarquant à l’embarcadère Giessbach See. C’est d’ailleurs ici que débarquaient les premiers clients du Grandhotel Giessbach dans les années 1870, mais eux, en barque. Imaginez !

Vous vous retrouverez dans une grande halle qui date de l’époque. Vous pouvez opter pour prendre un chemin et monter jusqu’à l’hôtel à pied ou choisir le funiculaire, qui sera un moment phare de votre expérience à Giessbach.

Construit en 1879, c’est le premier funiculaire du monde avec un aiguillage à mi-parcours et le plus ancien de Suisse encore en exploitation. D’ailleurs, seuls quatre funiculaires en service sont plus vieux en Europe : celui du château de Budapest (1870), le Karaköy-Beyoğlu Tünel à Istanbul (1875), le South Cliff Lift à Scarborough en Angleterre (1875) et le Saint-Just à Lyon (1878).

Il n’est pas gratuit, voir un peu cher quand on se rend compte que le trajet dure 5 minutes, mais c’est également le charme de l’époque ! Et puis, il faut bien pouvoir l’entretenir… Vous retrouverez les prix ci-dessous, attention, ni les AG, ni les cartes journalières ne sont pris en compte :

L’idéal est de prendre un aller et de redescendre à pied. Mais si vous crapahutez par la suite le long des chutes, il se pourrait que vous soyez ravis de redescendre en funiculaire.

Du coup, bateau + funiculaire historique vous emmène au célèbre Grandhôtel de Giessbach qui se trouve au pied d’un magnifique spectacle naturel aux mugissements rugissants : les Chutes de Giessbach.

Parlons d’abord de l’hôtel. Depuis plus de 100 ans, perché sur les bords du lac de Brienz repose cet hôtel historique qui jouit d’une vue à couper le souffle. Oasis de quiétude et charme nostalgique, cet hôtel fut construit en 1873/74 par l’architecte français Horace Edouard Davinent  sur demande de la famille hôtelière Hauser, originaire de Zürich.

Rapidement, de par son élégance et son architecture audacieuse (pour l’époque), ainsi que pour son cadre enchanteur, l’hôtel acquiert une popularité internationale, à l’heure où les premiers touristes fréquentaient la Suisse. En effet, la Suisse fut le berceau du tourisme moderne durant la prospérité économique qui dura de 1880 à 1914, période appelée « la Belle Époque », notamment en hôtellerie. Ce fut le cas particulièrement avec l’hôtellerie de luxe qui connut un essor effréné à cette époque. Les principaux touristes venaient du Royaume-Uni, la classe bourgeoise riche qui vivait de rentes et séjournait des mois entiers dans les hôtels suisses. Pourtant, selon les archives de l’hôtel, ce sont des princes de Russie, des Indes, d’Afrique et d’Europe, des financiers de Francfort, des industriels et des grands propriétaires de Pologne, de Hongrie et des Balkans qui fréquentaient le Grandhôtel Giessbach.

Et effectivement, suspendu au-dessus du lac de Brienz, le cadre est magnifique et permet de se déconnecter de l’agitation quotidienne. Un palace de 5 étages, avec des tours, des coupoles, des terrasses et un escalier monumental, que demander de plus ? Peut-être de pouvoir y passer la nuit mais un palace en Suisse, de nos jours, n’est clairement pas dans les moyens d’une étudiante. Du coup, nous profiterons simplement de la terrasse du restaurant où les mets sont délicieux après avoir randonné quelques heures autour des Chutes.

Le terme Giessbach, et toute l’expérience construite autour, provient du torrent de montagne qui, depuis les hautes vallées et les bassins de la région du Sägistal-Faulhorn, dévale un dénivelé de 500m en 14 paliers successifs avant de se jeter dans le lac de Brienz.

Vous pouvez découvrir les cascades en empruntant des sentiers pédestres depuis l’hôtel. Vous aurez l’occasion de passer derrière un rideau d’eau, et ce sans se mouiller, puis plus vous grimperez, plus vous pourrez avoir un joli aperçu du produit Giessbach complet ainsi que sur les eaux turquoise du lac de Brienz.

La région propose de nombreuses autres activités, non loin de la capitale Bern ! De plus, je voudrais beaucoup faire prochainement une randonnée, mais avec plus d’entrainement : celle de l’Augstmatthorn. Voici un petit aperçu de la vue que l’on peut avoir en marchant sur la crête.

 © Léa Vannay
Si vous souhaitez vous évader en randonnée, allez suivre le compte de mon amie Léa !!

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