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Die Romantische Strasse, un road trip féérique en Allemagne

Des vignobles de la Franconie aux premiers contreforts des Alpes bavaroises, la Route Romantique est un joli tracé qui serpente parmi les plus authentiques et historiques cités allemandes sur environ 400 kilomètres.

Itinéraire le plus connu et apprécié en Allemagne, que nous soyons étrangers ou Allemands, nous ressortons avec la même impression, celle de remonter dans le passé et de découvrir la richesse de l’histoire de cette région et de sa culture, le tout agréablement accompagné par des paysages qui changent au fil des territoires traversés : vignobles, campagne, prairies, forêts et, pour conclure en beauté ce parcours, par les montagnes bavaroises.De la Basse-Franconie à Würzburg jusqu’au sud de la Bavière à Füssen, porte d’entrée sur les prestigieux châteaux de Louis II de Bavière, laissez-vous guider par l’une des plus charmantes routes d’Europe.

Carte de la route trouvée ici

Würzburg (km 0)

La Route Romantique commence par la ville universitaire de Wurtzbourg située au bord du Main. Entourée de vignobles, la première impression qu’elle me donne, est celle d’une ville ouverte et verte à l’image de Freiburg im Breisgau. Il est très agréable de se promener au bord de la rivière et de s’y reposer quelques instants.

D’ailleurs, en début de soirée, c’est le lieu de rendez-vous des jeunes pour y déguster une bonne bière. Pourtant, dans cette région, c’est le vin qui prime face à une bonne pinte. Plutôt habituée à l’excellente bière allemande, je goûtai au vin de Franconie et ce fut un réel délice pour les papilles. Directement à l’entrée du pont Alte Mainbrücke, qui ressemble beaucoup au pont Charles de Prague, deux boutiques proposent des dégustations de vins locaux : un réel apéro en plein air. De plus, de nombreux domaines viticoles offrent des visites dans les environs avec dégustation : pour plus d’information, il vous faut vous renseigner à l’office du tourisme de la ville.

Comme à Bratislava, la ville est dominée par une forteresse au-dessus du fleuve Main. Nous y accédons en traversant le Alte Marienbrücke et ses statuettes de saints de style baroque, puis en empruntant un des deux tracés inscrits sur les panneaux de la ville. Ce pont a été construit de 1473 à 1543 à la place d’un pont romain qui fut détruit.

J’ai choisi celui qui traverse les vignes sous la citadelle. Je n’avais malheureusement pas énormément de temps pour visiter entièrement la forteresse ou monter jusqu’au sommet pour y voir la vue sur la cité, cependant, sous un soleil bienvenu, le début du parcours jusqu’au milieu des vignes est tout à fait charmant et permet déjà une jolie vision sur Würzburg.

La Vieille ville se visite rapidement si vous ne faites aucune visite plus approfondie des églises ou des monuments. La curiosité de Würzburg est sa Residenz (Résidence), ouvrage le plus représentatif de l’art baroque du sud de l’Allemagne et inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1981. En premier lieu, je voulais absolument visiter la Résidence suite à ce que j’avais entendu sur cet endroit et surtout pour l’immense fresque de Giovanni Battista Tiepolo représentant un hommage aux quatre continents alors connus à cette époque lors de sa réalisation au château vers 1752. Pourtant, après avoir vu quelques photos de l’endroit sur internet, cette visite ne m’apparut pas aussi importante et je préférai tranquillement profiter des ruelles de la Vieille Ville pour me balader avant de retourner à la voiture pour la prochaine étape.

De Würzburg à Rothenburg ob der Tauber – 98 kilomètres

Ce ne fut pas une mince affaire pour trouver la Route Romantique au départ de Würzburg, puisque la ville est un axe important du réseau routier du Sud de l’Allemagne. Le GPS ne connaissant pas le tracé, il nous envoyait toujours par des routes plus rapides pour rejoindre notre prochaine escale, Rothenburg ob der Tauber. Au bout de quelques kilomètres, nous avons enfin aperçu le fameux panneau « Romantische Strasse » qui sera notre leitmotiv des jours suivants.

Nous traversâmes les bourgades de Tauberbischofsheim et de Bad Mergentheim sans faire de halte. Nous dînâmes dans le réputé village de Röttingen juste en face de son hôtel de ville baroque. La cité plaît beaucoup aux visiteurs pour son centre historique entouré de rempart et de sept tours de garde, d’ailleurs la ville fut élue en 1953 « Première ville européenne d’Allemagne », peut-être un peu difficile à croire de nos jours, tant le village est calme et petit. Pourtant, il doit particulièrement sa jolie réputation au Festival de Franconie de Röttingen ainsi qu’à son incroyable parcours des cadrans solaires : une promenade de 2 kilomètres parsemée de 25 pièces uniques que nous pouvons seulement retrouver dans la « Ville aux cadrans solaires ».

Nous reprîmes la route et découvrîmes Creglingen, un bourg célèbre grâce au retable de Sainte-Marie dans l’église évangélique Herrgottskirche, œuvre en bois de Tilman Riemenschneider, un des plus prolifiques sculpteurs du Moyen Âge. Nous ne nous arrêtâmes pas, puisque que nous étions assez pressés d’arriver à Rothenburg ob der Tauber, l’étape que j’attendais avec le plus d’impatience.

Rothenburg ob der Tauber (km 98)

Purement et simplement romantique, où le Moyen-Âge est resté vivant, Rothenburg ob der Tauber est une des curiosités allemandes de premier plan en témoigne son passé historique, son originalité et ses maisons à colombages dignes de cartes postales.

La ville est particulièrement connue et appréciée pour ses murs d’enceinte hérissés de 42 tours qui sont encore praticables aujourd’hui. À l’abri de ces hautes fortifications, un voyage dans le temps s’opère où telle une vaillante garde, je m’imaginais garder ma cité des envahisseurs. Chaque soir, le veilleur de nuit conduit les visiteurs à travers les dédales des ruelles pavées mais aussi des remparts pour une visite guidée qui parait authentique et passionnante; « parait » puisqu’une accueillante auberge nous fit oublier cette escapade forte intéressante pour plutôt assouvir notre soif et notre faim.

Je vous conseille vivement de grimper dans le campanile de l’hôtel de ville où la vue est saisissante. De plus, une petite frayeur n’est pas vraiment bienvenue avant l’apéro, mais la dernière vague d’escalier est à sec et assez étroite. Malheureusement, cela n’est pas accessible à tout le monde. Seulement 3 euros sont demandés pour la grimpette et pour une petite exposition recensant la chronologie de la ville et puis, la vue en vaut grandement la peine.

à pic les derniers escaliers

C’est vraiment depuis ce village que je me rendis compte de l’ancienneté de la région. Naturellement les maisons semblent anciennes mais ce qui me frappa, c’étaient les inscriptions sur chacune d’elle. La fonction de la maison est écrite sur la devanture et ainsi on ne peut se tromper : boulangerie, opticien ou encore restaurants. On retrouve beaucoup ce phénomène dans les milieux plus ruraux allemands, mais également germanophones, puisqu’il n’est pas anodin de découvrir les fonctions des maisons également en suisse allemande, dans des petits villages. Souvent calligraphiés dans une jolie écriture, cela donne un charme au lieu.

Hormis son décor de bourgade moyenâgeuse, c’est la convivialité franconienne qui me frappa le plus. Dans ce paysage comme rescapé d’un autre temps, l’image que l’on garde de Rothenburg est celle d’habitants accueillants, malgré les hordes de touristes et une cuisine délicieuse. Sans modération, la fameuse boule de neige, Schneeballen en allemand, se déguste à n’importe quel moment de la journée.

Rothenburg ob der Tauber à Nördlingen – 74 kilomètres

Nous nous sommes arrêtés pour manger à Neustädtlein, la ville voisine de Dinkelsbühl (ou est-ce un quartier, je n’ai pas vraiment compris). Cet endroit est agréable pour flâner et faire un peu de shopping. Tout comme Rothenburg, les fonctions des maisons sont inscrites sur les façades et donnent un charme à cette bourgade. 

Le plus de Neustädtlein est sans conteste l’apfelstrudel de l’hôtel Vital Meiser. Pure gourmandise mais c’est aussi le charme allemand (bien que l’apfelstrudel soit une tradition autrichienne).

Nördlingen (172 km)

C’est une charmante bourgade moins touristique que ses consœurs où le Gemütlichkeit allemand règne (soit cette atmosphère allemande bienveillante et accueillante) se trouvant dans la région nommée Souabe. Parfait pour une petite halte, il n’y a rien d’extraordinaire à visiter, laissez-vous porter par la jolie ambiance qui vous mènera découvrir les jolis endroits de Nördlingen. Puisque nous y passions la nuit, nous avons profité de la terrasse de la pizzeria la plus connue des environs, la Fontana, pour passer l’après-midi à déguster des bonnes bières typiques, à jouer aux cartes et à nous imprégner de la douceur de vivre de cet endroit.

la Gutmann, il n’y pas meilleur !!

Après avoir épuisé le fût de la Gutmann, je me penchai un peu sur l’histoire de Nördlingen et je découvris de nombreuses informations intéressantes. La ville semble avoir été parfaitement dessinée au compas, si vous avez sous les yeux une vue aérienne de la ville. D’ailleurs ses remparts sont magnifiquement conservés et permettent de faire le tour complet de la ville, ce qui est unique en Allemagne. L’unicité de Nördlingen tient au fait qu’elle a été construite dans un ancien cratère de météorite datant de 15 millions d’années. En effet, la ville est située en plein milieu du cratère, qui fait 12 km de large d’une météorite. Ce sont dans les années 1960 que des chercheurs se sont aperçus que les roches ne provenaient pas d’une activité volcanique mais bien de l’impact d’une météorite dont la puissance équivalait à 250’000 fois la bombe de Hiroshima selon le Routard. De plus, les astronautes américains d’Apollo 14 et puis 17 y sont venus s’entraîner à la collecte de roches lunaires. Pour toutes informations supplémentaires et afin de connaître plus en détail cette histoire, vous pouvez vous rendre au Rieskratermuseum.

Nördlingen à Augsburg –  95 kilomètres

Au kilomètre 192, nous nous sommes arrêtés à Harburg, ville reconnue mondialement pour son château. Il paraît que même Michael Jackson aurait voulu l’acheter, sans succès.

Ce château est un des mieux conservés d’Allemagne et la vue depuis la rivière Wörnitz est vraiment charmante et romantique. Je vous conseille également de vous balader dans le labyrinthe de petites ruelles de la bourgade ainsi que de vous reposer au bord de la rivière. Pause méritée sur la Route Romantique.

Nous passâmes par la suite par Donauwörth pour faire un petit salut au Danube avant de reprendre la route pour Augsburg. Cette ville fut à 75% détruite suite à la Seconde guerre mondiale bien que complétement reconstruite. Son charme tient plus à la confluence du Danube et de la Wörnitz.

Augsburg (km 267)

Suite à cette pause, nous avons repris le volant en suivant la Route Romantique vers le sud en direction d’Augsburg, la troisième plus ancienne ville d’Allemagne (remontant au temps des Romains) et le troisième pôle économique de Bavière (après Munich et Nuremberg).

La ville a été fondée par les fils de l’empereur Auguste en 15 av. J.-C. et fut une ville impériale libre de 1156 jusqu’au début du 19ème siècle. Cela signifiait que la ville était gérée indépendamment du Saint Empire romain et pouvait librement augmenter les impôts. La ville est devenue petit à petit un pôle économique et commercial jusqu’à devenir la capitale financière du Saint Empire germanique.

Si elle est si célèbre, Augsburg le doit principalement à un homme, Jacob Fugger (1459-1525), banquier et surtout homme le plus riche d’Europe à cette époque. Grâce à lui, la cité se développa de manière architecturale mais également sociale. On doit notamment à sa famille Fugger, la Fuggerei (je vous en parle ci-dessous).

La ville a aujourd’hui une culture riche et se positionne en tant que centre universitaire avec la nouvelle université fondée en 1970. Charmante, elle est un agréable passage sur la route et mérite de s’y attarder une journée entière puisque ses nombreux secrets sont disséminés un peu partout. Boutiques, palais Renaissance, fontaines ou encore des banques (dont celle des Fugger toujours en activité), c’est une ville parfaite pour flâner.

En nous promenant un après-midi, nous pûmes en découvrir quelques-uns, comme les petits canaux qui se cachent dans le dédale des ruelles piétonnes. Les habitants appellent ce quartier la ville basse, étant une ville dans la ville. Si vous voulez découvrir cet aspect d’Augsburg, n’hésitez pas à prendre un des nombreux escaliers longeant la Maximilienstrasse (artère principale). Le cœur de la ville est la Rathausplatz, une grande place où siège l’hôtel de ville, un édifice magnifique de style Renaissance. C’est l’endroit parfait pour se restaurer à une terrasse et apprécier le bon temps.  

Dans la ville basse, vous découvrirez également la Fuggerei, la cité sociale créée en 1516 par Jacob Fugger. Bien que détruits par la guerre et entièrement reconstruits par la suite, ces logements sociaux sont toujours en activité. En outre, vous pouvez les visiter et comprendre comment s’est développée une des premières cités sociales au monde.

Augsburg à Füssen – 118 kilomètres

Après avoir passé la nuit à Augsburg, sur la route pour Füssen nous avons fait halte à Landsberg am Lech (km 313) et ce fut une magnifique surprise. Regorgeant de demeures patriciennes aux charmes pastels, cette bourgade vaut absolument le détour, surtout par beaux temps. Outre les 500 demeures de la ville, ce sont les imposantes portes, symboles des remparts d’autrefois qui valent également le coup d’œil.

Bien moins formidable mais malgré tout assez intriguant, c’est dans la prison de Landsberg que fut détenu pendant 8 mois Adolf Hitler en 1924 et où il rédigea son manifeste haineux, Mein Kampf (mon combat en français). La prison est aujourd’hui gérée par le ministère bavarois de la Justice mais elle servit également de prison américaine pour criminels de guerre. D’ailleurs les accusés des procès de Nuremberg et des procès de Dachau y furent enfermés entre 1945 et 1946.

Lors d’un précédent séjour à Munich, nous avions loué une voiture afin de nous rendre à Füssen et découvrir les châteaux de Louis II de Bavière. Durant ce voyage, nous roulâmes sur une autre route célèbre allemande, la Deutsche Alpenstrasse, soit la Route allemande des Alpes, qui sillonne le sud de la Bavière. Nous découvrîmes d’abord le Château de Linderhof, le plus petit mais surtout le plus somptueux des châteaux de Louis II. Nous le visitâmes par mauvais temps ce qui ne permet pas de rendre justice à ce magnifique château ainsi qu’à son parc incroyable, inspiré de Versailles.

La Deutsche Alpenstrasse permet de découvrir les contreforts des Alpes allemandes. Cela promet un magnifique road trip, à mettre sur la bucket-list !

Durant ce précédent voyage, je découvris une autre splendeur de la Bavière à Steingaden (qui se trouve aussi sur la Route Romantique) : l’église de Wies.

C’est l’une des églises rococo les plus belles du monde et elle fut ajoutée à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1983. Comme d’habitude, je ne visite pas une église pour des motivations spirituelles mais par envie de découvrir des chefs d’œuvres et celle de Wies est absolument superbe. À mes yeux, le point d’orgue des églises est justement l’orgue et celui-ci vaut le déplacement.

Schwangau (km 381)

Haut lieu du tourisme bavarois et allemand, Schwangau le doit surtout à Neuschwanstein, mais une autre curiosité est indissociable du paysage de la région, l’église Saint-Colomanqui date du 17ème siècle et fut nommée d’après Saint Coloman, un pèlerin irlandais qui a séjourné à cet endroit durant l’été 1012.

Château de Neuschwanstein

De toutes les splendeurs de l’Europe, l’Allemagne possède un choix impressionnant de châteaux, dont le plus célèbre est le château de Neuschwanstein. En effet, selon la page web officielle, “chaque année 1,4 million de personnes visitent le château du roi des contes de fées” qui le place parmi les sites les plus populaires du monde entier.

Cet endroit a été la source d’une grande inspiration au cours des siècles puisque même Walt Disney l’a utilisé comme modèle pour le château de la Belle au bois dormant à Disneyland. Il ne pourrait pas être plus idyllique malgré la triste histoire derrière sa construction. En fait, le palais a été commandé par l’excentrique Louis II de Bavière en l’honneur de Richard Wagner, mais il n’a jamais vu la finalité du château car il est mort six ans avant la fin des travaux. Néanmoins, quelques semaines après la mort inattendue du roi, la magnifique demeure a ouvert ses portes au public. Le roi dessina lui-même les plans de cet édifice aidé non pas d’un architecte, mais d’un décorateur de théâtre puisqu’il voyait son chef d’œuvre comme une immense scène destinée à recréer le monde de la mythologie germanique en s’inspirant des œuvres lyriques de son ami Wagner.

Grâce à sa façade en calcaire blanc et ses tours d’un bleu profond, la curiosité est présente quant à la découverte de ce qui se cache à l’intérieur. Cependant, vous ne pouvez visiter le palais qu’en faisant une visite guidée. De plus, il est recommandé de réserver les billets longtemps à l’avance vu la foule de touristes qui s’y presse chaque jour.

Personnellement, je n’ai jamais été à l’intérieur puisque je préfère explorer les sentiers forestiers autour du château. À chaque saison, le paysage varie même si le château rayonne encore de présence et de grâce.

Le meilleur observatoire est le Marienbrücke, le pont sur les gorges du Pollät, qui offre au spectateur la vue la plus emblématique de Neuschwanstein et lui permet d’admirer les Alpes bavaroises. Vous pouvez aussi vous aventurer un peu plus loin par ce chemin, mais veillez à avoir de bonnes chaussures pour ne pas glisser.

Château de Hohenschwangau

Bien moins connu et flamboyant que son voisin Neuschwanstein, Hohenschwangau reste un lieu chargé d’histoire dont la caractéristique de sa façade jaune étincelante lui donne malgré tout un attrait particulier.

Sans ce château, il n’y aurait pas de Neuschwanstein. En effet, Louis II grandit à Hohenschwangau, construit par son père le roi Maximilien II, puis y passait ses étés par la suite. C’est également ici que le roi rencontra pour la première fois Richard Wagner. Et puis, il paraît qu’en le visitant vous pourrez découvrir des endroits très féériques, sortis de l’imaginaire du roi et dont certains éléments font penser à son voisin. Par la suite, une petite balade autour du lac est la bienvenue avant de grimper à Neuschwanstein.

Pour avoir une magnifique vue sur ce château, c’est vraiment depuis Neuschwanstein. Vous ne pourrez pas manquer cette petite tâche jaune.

Pour vous rendre aux châteaux, il vous faudra laisser votre moyen de locomotion à un des nombreux parkings situés au pied de la butte où se situe Neuschwanstein. L’accès est ensuite gratuit de vous aventurer à pied au château et de vous promener dans les environs. Cependant, la billetterie pour Neuschwanstein et Hohenschwangau se situe au début du chemin menant au château féerique. De plus, un bus pourra vous amener gratuitement (lors de mes deux visites) au château, bien qu’une petite marche fasse du bien. Surtout, évitez de monter en calèche avec des chevaux ! certes, l’aspect romantique et tout le tralala pourrait vous faire envie mais au vu du traitement fait par les cochers aux chevaux, c’est une pratique touristique qui devrait clairement être abolie (à mon humble avis…) !

Aparté sur Louis II :

Extravagant, idéaliste, romantique, fou, les dénominations sont nombreuses pour caractérisé le roi Louis II et son personnage est depuis entré dans les légendes allemandes. Ce fut d’abord un jeune homme fasciné par la musique, l’art, les récits romantiques et qui n’était pas compris par ses parents Maximilien II et Marie. De ce fait, il passa une enfance très solitaire et triste. C’est en 1864 que Otto Ludwig Friedrich Wilhem devient Louis II de Bavière (Ludwig veut dire Louis en allemand). Ayant une préférence pour les hommes, il fut cependant fiancé à la sœur de Sissi, impératrice incroyable d’Autriche dont il était très lié, mais il rompit ses fiançailles en 1867.

Vivant en décalage avec son monde, Louis II vouait une admiration à Richard Wagner qui en fit son mécène. Profitant de l’amour du roi pour son œuvre, Wagner le conduira à dépenser à son profit des sommes considérables. Louis II a par exemple financé la construction du Festspielhaus de Bayreuth voulu et conçu par le musicien pour y présenter ses opéras. Le développement de la culture germanique et la promotion d’un idéal culturel faisaient partie des objectifs de grandeur du roi, à l’instar du roi Louis XIV, son modèle absolu. Pour rappel, son château de Linderhof fut grandement inspiré de Versailles.

L’histoire de sa mort est, entre autres, partie intégrante de sa légende. Déclaré fou suite à une demande d’examen psychiatrique par ses ministres, il est interné au château de Berg où il mourut le même mois de son internement dans le lac de Starnberg, situé aux abords du château. Il fut retrouvé avec son médecin, noyés dans à peine quelques centimètres d’eau… Mystère, pas de témoins, aucune enquête, on profita de la mort du souverain pour ouvrir Neuschwanstein  afin d’éponger les dettes royales. C’est à ce moment que le mythe naquit, entretenu de nos jours à des fins d’exploitations touristiques.

Füssen (km 385)

Füssen est la porte d’entrée des Alpes bavaroises et le mot romantique prend vraiment tout sens dans cette ville. Pour finir en beauté cette route, vous arriverez dans l’âme romantique de la Bavière, bien qu’en une demi-journée, vous ayez fait le tour de la cité. Haut lieu de villégiature bavarois de par sa proximité avec les châteaux, vous aurez l’occasion de vous reposer après avoir sillonné la plus longue route touristique du pays. C’est aussi le moment de faire des visites de curiosités, de flâner et de faire du shopping.

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